Mercredi, Jean baptiste vient nous prendre à 8H30.
En route pour le sud.
Nous prenons un itinéraire bis, via Manga et Zabré. La piste est bonne. Jean Baptiste roule à une moyenne de 80km/h. Soudain, une chevrette blanche traverse paisiblement la route. Aude avertit Jean Baptiste qui ne bronche pas, ne ralentit pas et fonce sur la pauvre chevrette. J'espère qu'elle est morte sur le coup. "Il ne faut pas s'arrêter car nous allons avoir des problèmes avec les villageois!" précise JB. Enfin, il aurait pu ralentir !
Après ce choc, surtout pour la chèvre, on s'arrête boire un coca à Ziou, tout près de la frontière avec le Ghana. La pause est méritée, discrètement, on se demande si JB y voit bien. Il est pas tout jeune quand même...On s'arrête à Tiébélé. Un guide nous saute dessus, on se sent un peu obligées de le suivre. Il nous fait visiter le village peint par les femmes. C'est un village Kassena, typique, remis en état pour les touristes. C'est sympa, mais les portes sont un peu basses surtout pour des géants comme moi.
A la sortie du village, il y a bien sûr la boutique...avec des vendeurs un peu collants. Je craque et négocie un flûte traditionnelle en bois!
On mange des Spaghettis au gras à Pô, puis on file pour Nazimga.
A l'entrée, on comprend vite qu'on va devoir banquer...
Une fois, le poste d'entrée franchit, on pénètre dans la réserve. Au bout d'une dizaine de Kilomètres on tombe sur un troupeau d'éléphants avec tous leurs petits. Ils sont à une cinquantaine de mètres de nous, ce qui ne semble pas faire plaisir au chef, qui nous charge. Impressionnant...On n'est pas trop rassurées, Jean Baptiste se marre et recule à vive allure. Je précise gentiment à JB que "c'est un peu plus gros qu'une chèvre..." Il se marre !
Aude perd patience et lui ordonne de partir, c'est là que le mâle nous charge pour la deuxième fois...Vite filons.
On arrive au campement. On s'installe dans notre bungalow puis on va à l'observatoire. Au départ, on est seules et il ne semble qu'il n'y ait rien à observer. Mais, soudain, une branche de bois sort de l'eau et semble être surmontée de deux globes occulaires...Un croco ! Puis, 2, puis 3...Un éléphant solitaire approche du lac pour boire puis des cobs. La nuit tombe, le spectacle est sensationnel, les autres touristes affluent autour de nous, les moustiques aussi.
A Nazimga, on mange tôt, on se couche tôt car à 22H00, il n'y a plus d'électricité et on se lève tôt.
7h30 , on est sur le pont et on est les dernières à partir...les plus fainéantes du camp...c'est quand même les vacances; on allait pas se lever à 5H30???
Dons, on part faire une excursion avec un gardien du parc.
Nazimga est immense, 93 000 ha protégés et réglementés pour quelques chasseurs blancs et quelques touristes comme nous.
La faune est riche : éléphants, cobs, céphalophes, hippotraques, phacochères, guibs harnachés, crocos...et plein d'oiseaux...
A midi, des babouins et des singes verts viennent nous rendre visite près du bungalows. Ils nous observent, on les observent, bref, on s'observe.
L'après-midi, on fait une sieste puis on repart à 16H00, là, on n'a moins de chance. On voudrait voir des buffles, mais visiblement, ils se cachent, les chasseurs les auraient fait fuir?!!!
Enfin, le soir, on assiste une dernière fois au spectacle de la marre près du campement, on mange un bout et puis au dodo, 21H30, y a plus personne.